La Machine Infernale

dimanche 22 janvier 2012


La Machine Infernale
Cocteau




Critique :

 Curieusement, je ne connaissais pas vraiment Cocteau en tant qu'écrivain mais plutôt en tant que cinéaste. J'ai constaté il y a peu de temps que ses domaines d'expression étaient plutôt nombreux : poésie, peinture, cinéma... Après la lecture d'Oedipe Roi de Sophocle, et après avoir vu l'opéra d'Unescu joué par la Fura Del Baus à Bruxelles, je décidai de découvrir ce mythe sous une autre de ses coutures en lisant une version plus contemporaine de la pièce : La Machine Infernale, de Cocteau.

 A la différence de la tragédie de Sophocle, la Machine Infernale relate l'histoire d'Oedipe depuis sa rencontre avec le Sphinx, alors qu'Oedipe Roi démarre bien plus tard, quand Oedipe recherche le meurtrier de Laïos sans savoir qu'il est lui même l'homme qu'il traque.

 La pièce de Cocteau est présentée par une "Voix", qui n'est pas un personnage à part entière, mais est omnisciente et ouvre chaque acte. Elle incarne le concept omniprésent dans l'histoire : le rôle du Destin et la vulnérabilité des mortels face à lui. Les personnages ne seront que de simples pions soumis aux caprices des dieux...

"Regarde, spectateur, remontée à bloc, [...] une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel."

 Dans le premier acte, le fantôme de Laïos apparait sur un chemin de ronde, cherchant à joindre Jocaste, sa femme. Il n'y rencontrera que deux soldats, mais c'est sans compter les deux personnages qui y mettront leur grain de sel... Ce début est surprenant quand on connait le mythe "classique", et à la fois étrange, grinçant et plein d'humour, ce qui sera aussi le cas du reste de la pièce. C'est l'occasion de voir Oedipe, Jocaste, Tirésias et tous les autres comme nous ne les avons jamais vu ! Le Sphinx surtout est très différent de la créature démoniaque que l'on connait, vous le verrez par vous mêmes...

 L'ironie tragique est très présente dans cette pièce pour le spectateur qui connait bien l'histoire et son issue : par exemple, on marche à deux reprises sur l'écharpe de Jocaste, avec laquelle elle se pendra ; de nombreuses références sont faites à la cécité qui atteindra Oedipe à la fin.

 Le texte est aussi parsemé d'anachronismes (voulus par l'auteur) : la présence d'Annubis (dieu égyptien) est plutôt étonnante en Grèce...

 J'ai apprécié la façon de raconter l'issue du mythe et sa conclusion, qui fait référence au début. Mais les trois autres actes m'ont autant plu que le dernier. En somme, j'ai beaucoup apprécié cette pièce qui m'a fait redécouvrir Oedipe (et qui m'a même donné envie de le dessiner !). D'ailleurs, pour pousser cette découverte encore plus loin, je compte lire d'autres versions d'Oedipe, et la Machine Infernale ne sera pas le dernier livre que je lirai de Cocteau.




Coupie

La Cantatrice Chauve


La Cantatrice Chauve
Ionesco



Critique :



Après la lecture de Rhinocéros de Ionesco, j'ai voulu rester dans le même univers en enchaînant sur la Cantatrice Chauve du même auteur. J'y ai trouvé quelque chose de bien différent de ce que j'avais lu dans Rhinocéros !

Résumer cette pièce de théatre n'est pas facile, pour la bonne raison qu'il n'y a pas vraiment d'histoire comme l'entend, c'est à dire avec le schéma narratif auquel on pense quand on entend le mot "récit" ou "histoire". Aucune intrigue n'est vraiment construite et développée dans cette pièce où les personnages font un monologue permanent, ne s'écoutant pas entre eux.

La scène d'exposition montre un couple, les Smiths. Ionesco se moque du théatre en exagérant ses codes et en en montrant toutes les ficelles : ainsi, Mme Smith arrive à donner son nom, sa nationalité et son lieu de résidence (très peu naturellement) dans une seule réplique.

L'auteur tourne aussi en dérision les relations mondaines entretenues par les familles Smith et Martin : en effet, leurs dialogues sont vides de sens et sonnent creux. Les personnages sont rendus tellement superficiels qu'ils sont interchangeables, et si vous avez lu la pièce en entier, vous comprendrez que je n'écris pas cette phrase au hasard. Mais je n'en dirai pas plus sur l'issue de l'histoire.

En lisant cette pièce, l'on passe un moment agréable grâce à l'humour et le côté insolite de la plupart des répliques. Mais la Cantatrice Chauve vous parlera plus si vous avez déjà lu quelques pièces de théatre, en raison du caractère parodique et décalé de certaines scènes.

Malgré cette chronique plutôt courte (difficile de critiquer une telle pièce sans trop en dévoiler), j'ai apprécié cette lecture, qui a eu le mérite de m'étonner et de me faire sourire. Elle est sans doute encore mieux quand on la voit jouer, donc si j'en ai un jour l'occasion, je le saisirais !

Coupie

Rhinocéros


Rhinocéros
Ionesco



Critique :


Un deuxième livre lu dans le cadre du challenge A&M théâtre : Rhinocéros de Ionesco. Une autre pièce que j'aurai fini par découvrir de toutes façons, et qui n'a pas manqué de me surprendre.

L'acte 1 débute par une très longue didascalie plantant le décor. Il en sera de même pour les autres actes. La scène se déroule dans un cadre assez ordinaire, avec les personnages que l'on s'attend à trouver sur la place d'un petit village : les épiciers, un vieux monsieur, le serveur d'un café... Mais un événement insolite vient briser cette scène plutôt banale : un rhinocéros au galop. A partir de ce moment, tout dérape. Les personnages se mettent à crier chacun leur tour dix fois de suite des répliques telles "Oh, un rhinocéros !" (on m'a dit que Ionesco voulait ainsi caricaturer le théâtre, genre qu'il n'appréciait guère, ce qui est plutôt étonnant, au vu du nombre de pièces dont il est l'auteur). S'ensuit alors un long débat entre les personnages sur un sujet ne répondant absolument pas à la question initiale : d'où vient ce rhinocéros ? Echappé d'un zoo ? Même pas...

Rhinocéros est une pièce plutôt drôle, les situations sont souvent loufoques et absurdes. Parfois, on doit suivre deux conversations en même temps, les répliques s'alternent, et c'est assez difficile à suivre. Mais le texte en lui même n'est pas d'une grande difficulté de lecture, le style de l'auteur reste simple... naturel ? Pas toujours, car certaines répliques se veulent être une caricature du manque de naturel des répliques de beaucoup de pièces de théâtre. Effet voulu, donc...

Malgré son côté comique, la pièce reposerait sur des thèmes plus sombres, et en particulier la montée du totalitarisme. Si l'on ne me l'avait pas dit avant, je ne sais pas si j'aurai eu cette interprétation. Cependant, j'ai très bien senti la critique de l'effet de groupe que l'auteur a sûrement voulu faire passer.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé la lecture de cette pièce vivante et drôle, qui donne envie d'être vue jouée !

Coupie

Le Cid


Le Cid
Corneille


Critique :

  Il y a quelques temps encore, j'étais persuadée que le théatre n'était pas fait pour être lu et qu'il valait mieux, pour découvrir une pièce, la voir jouer. Ce sont en partie les cours de français sur le théatre classique qui m'ont démontré le contraire. Depuis, j'ai lu plusieurs pièces, classiques ou plus contemporaines. Le Cid de Corneille était une lecture inévitable... Je me suis donc plongée dans ce texte en essayant de mettre de côté tous les clichés sur la difficulté de cette oeuvre, et, parfois, sur l'ennui que pouvait inspirer leur lecture ! Eh bien, je n'ai pas été déçue.

Petit rappel de l'histoire : Don Rodrigue et Chimène s'aiment. Leurs pères consentaient à leur mariage jusqu'à ce qu'ils se querellent à propos du poste de précepteur auprès du roi, poste convoité des deux hommes. Le père de Chimène, jaloux, gifle Don Diègue, le père de Rodrigue. Celui ci, trop vieux pour se venger, charge Don Rodrigue de le faire à sa place et de tuer, par un duel, son rival. Don Rodrigue se retrouve tiraillé entre son amour et l'honneur paternel.

 Il est difficile de comprendre la volonté de Don Diègue de tuer Don Gormas, père de Chimène, juste pour "préserver son honneur", car les mentalités ont beaucoup évolué depuis le XVIIème siècle (heureusement) et un tel scénario serait difficile à concevoir aujourd'hui. Cela rend la pièce intéressante et fait réfléchir sur ces valeurs que défendaient les nobles de l'époque.

Mais l'on peut dirz que l'amour de Chième et Rodrigue reste, lui, intemporel et c'est une facette émouvante des personnages, et que l'on peut comprendre. Plus discrète, l'Infante, sans être un personnage clé, est encore plus attachante. Elle est princesse, mais cela ne change rien à son amour pour Don Rodrigue, rendu impossible par leurs rangs différents et par la relation de celui ci avec Chimène, qui, bien qu'inférieure à la princesse en rang, a l'avantage de pouvoir faire de Rodrigue son époux. L'Infante aimerait cesser d'aimer pour arrêter d'en souffrir, mais elle ne peut pas changer ses sentiments. Elle attire notre sympathie, c'est une héroïne pathétique assez typique de la tragédie classique.

La décision de Rodrigue face à son dilemme m'a beaucoup surprise. Solidement ancrée à mon époque, je n'avais pas imaginé qu'il puisse privilégier son "honneur", tuant le père de celle qu'il aime. La fin aussi m'a surprise : le dernier acte n'a pas vraiment de conclusion "certaine", plusieurs fins sont possibles, contrairement à d'autres tragédies classiques. Ce n'est pas plus mal, je pense que cela laisse place à l'imagination du lecteur...

 J'aurai pu parler d'autres aspects de la pièce, mais j'ai peur de trop en dévoiler à ceux qui n'ont pas encore découvert cette oeuvre. Je confluerais donc en disant que, loin de me rebuter, l'écriture de la pièce en alexandrins m'a rendu la lecture très agréable et rythmée, et m'a donné envie de la lire à voix haute. Une vraie poésie, mais en même temps une longue histoire... que rêver de mieux ?

Coupie

Challenge A&M théatre


1.Roméo et Juliette, Shakespeare
2.Les fourberies de Scapin, Molière
3.Le jeu de l'amour et du hasard, Marivaux
4.Le Cid, Corneille 
5.Antigone, Jean Anouilh
6.La cantatrice chauve, Ionesco 
7.Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
8.Le mariage de Figaro, Beaumarchais
9.Le sorcières de Salem, Arthur Miller
10.Huis clos, Jean Paul Sartre
11.Nos amis les humains, Bernard Werber
12.Une femme sans importance, Oscar Wilde
13.Les combustibles, Amélie Nothomb
14.Les monologues du vagin, Eve Ensler
15.On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset
16.Rhinocéros, Ionesco 
17.Fin de partie, Samuel Beckett
18.Musée haut, musée bas, Jean Michel Ribes
19.La machine infernale, Jean Cocteau 
20.L'illusion comique, Corneille

La Voix du Livre : Concours 100 fans Facebook

Je voudrais vous présenter le concours qui a lieu sur un blog que j'aime beaucoup, tenu par Tom, mon correspondant :)


IL EST OUVERT JUSQU'AU 12 FEVRIER A 12H et OUVERT A LA FRANCE UNIQUEMENT

Partenaire : éditions de l'Atalante

Vous pourrez gagner des livres de Carina Rozenfield ;)

C'est par ici !

Le Mage de la Montagne d'Or

vendredi 9 décembre 2011

Le Mage de la Montagne d'Or
- Alexandre Levine -
Éditions Artalys


 
  • Résumé :
    Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d'Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s'appeler Astarya et être la fille du mage. D'après elle, Wärsani a acquis l'immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres. Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak contre celui qu'elle assure être son père. L'offre est tentante, mais qui est vraiment Astarya ? Le roi s'apprête-t-il à introduire dans son palais une alliée ou bien une vipère au service de Wärsani ? Astarya ne le cache pas : c'est la vie du roi qui est en jeu. Et insensiblement, les forces des Ténèbres commencent déjà à étendre leur emprise sur le royaume.
  • Critique :

A première vue, "Le Mage de la Montagne d'Or" semblait être le parfait exemple du roman fantasy. Comme je trouve que ce genre se répète un peu trop encore certains récits, et bien que je n'y sois pas totalement hermétique, cela faisait un moment que je n'en avais pas lu. Mais ce tour de lecture organisé par le Sanctuaire et les éditions Artalys m'a donné envie de m'y remettre... j'aime varier mes lectures, et un peu de fantasy de temps en temps ne fait de mal à personne !

Le "Mage de la montagne d'Or" est en fait Wärsani, un étrange magicien osant venir demander l'une des femmes du harem d'Yssourak, roi du Tourpana. Le mage montre rapidement l'étendue de ses pouvoirs en enlevant la concubine d'Yssourak au nez et à la barbe de ce dernier. Quelques jours plus tard, Astarya, la fille du mage, se présente à la cour, affirmant vouloir aider le Tourpana face à la menace que représente Wärsani, seigneur des Ténèbres dont la puissance dépasserait celle des dieux. Mais Astarya reste la fille de Wärsani : est elle digne de confiance ? Yssourak et son royaume parviendront-ils à vaincre le mage ?

L'une des premières choses qui frappent dans ce récit est l'ambiguïté du personnage d'Astarya. Durant tout le roman, nous ne savons pas quoi penser de ce personnage à qui nous brûlons pourtant de donner notre confiance car elle semble être la seule personne capable de vaincre son père. L'étendue de ses pouvoirs fait que si Astarya est une excellente alliée, elle peut aussi devenir une redoutable ennemie. Mais comment l'auteur peut-il nous faire douter du côté de ce personnage tout en nous dévoilant ses pensées et son point de vue ? En faisant en sorte qu'Astarya ne sache pas elle mêle ce qu'elle veut. Au cours du roman, elle semble en même temps vulnérable et intouchable, déterminée et hésitante. C'est un personnage plein de contradictions, à la différence de Wärsani, qui lui sait parfaitement ce qu'il veut : vaincre Ylaïnäkté, dieu des dieux, et régner sur le monde... rien que ça !

La personnalité des "dieux" est elle aussi étonnante. Le culte inventé par l'auteur dans ce roman conserve bien une certaine hiérarchie entre les hommes et les dieux, mais ici, Ylaïnäkté n'est pas omnipotent, ni même omniscient. En effet, il n'est pas capable de prévoir exactement les événements futurs, pas qu'Astarya qui lit dans les étoiles. De même, il n'est pas invincible et la montée en puissance de Wärsani le met fortement en péril.

Dans ce roman, les personnages font donc partie des éléments les plus construits et travaillés du récit. Cependant, les lieux sont eux aussi riches en descriptions, le Tourpana et le palais d'Yssourak autant que la Montagne d'Or. On imagine comme si on y était le cadre de l'histoire, sans aucun besoin de carte. Je pense que c'est un point fort, n'aimant pas devoir sans arrêt me référer à une carte pour suivre un récit. D'ailleurs, il arrive que ce soit un signe que l'auteur n'a pas su faire passer les informations de la carte dans le roman. Il n'y a pas de cela ici et le domaine de Wärsani, merveilleux palais au centre de la montagne mais aussi porte des enfers si on descend plus bas, est rempli d'attraits malgré sa dangerosité.

En revanche, si les descriptions des personnages et des lieux sont complètes et détaillées, certaines cations semblent brèves alors qu'elles ont une importance capitale. Je ne peux malheureusement en dire plus, craignant de trop en dévoiler, mais j'aurai eu plusieurs exemples à citer.

J'ai parfois trouvé qu'il manquait un petit quelque chose dans les dialogues. Peut être qu'il y en avait trop, ils en perdaient parfois leur utilisé et leur réalisme. Certaines paroles n'ont pas besoin d'être dites...

En dehors de cela, le style de l'auteur est fluide, agréable et le roman est de ceux qui "se lisent bien". J'ai apprécié cette lecture entraînante que je conseille aux adeptes de fantasy. Je remercie les éditions Artalys et le Sanctuaire de la Lecture pour l'organisation de ce tour de lecture.


Coupie

Jayne Mansfield 1987

dimanche 16 octobre 2011

Jayne Mansfield 1967
- Simon Liberati -
Édition Grasset


  • Résumé :
    « Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »

    Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
    Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
    Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.
  • Critique :
 "Un polar, ou en tout cas un roman noir s'inspirant de la vie de Jayne Mansfield dans l'atmosphère américaine des années 60..." C'est du moins ce que j'ai pensé à la lecture de la quatrième de couverture. On peut dire que j'ai été plutôt surprise.
 
 Le roman commence par l'accident de Jayne Mansfield, sex-symbol des années 60 aux Etats Unis. C'est un début très curieux, où l'auteur s'attarde sur le moindre détail et raconte les faits avec la précision et le style d'un rapport policier... si bien que ce "début" s'éttire sur environ un tiers du roman. Par la suite, le récit se compoera de fragments de la vie de Jayne Mansfield...
 
 Si j'exprime ma surprise dans l'intoduction de ma critique, c'est que je ne m'attendais pas du tout à cela en ouvrant le livre. Je pensais bien y trouver l'accident en début de récit, mais je m'attendais à une suite composée d'analepses dans lesquelles la vie de Jayne Mansfield serait racontée de façon romancée. En réalité, il s'agit plutôt d'une sorte de "recherche" de l'auteur sur cette femme, bien érite de façon romancée mais sans aucune apparition de celle ci en "chair et en os".
 
 Ceci dit, tomber sur autre chose que ce à ce que l'on s'attendait à lire n'est pas forcément un mal. Un livre surprenant est souvent un bon livre...
L'atmosphère que m'inspirait la quatrième de couverture est bien présente (et bien décrite dans la phrase du résumé : "Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground." qui d'ailleurs avait contribué à orinter mon choix sur ce livre). Le roman nous emmène dans le mnde pas toujours recommandable des "stars" holliwoodiennes des années 60. Le récit est truffé de noms et de références que je n'avais pas toujours, mais ce ne m'a pas forcément gênée dans ma lecture. D'ailleurs, moi qui ne connaissais Jayne Mansfieldque de nom, ai pu en apprendre davantage sur elle.
 
 L'auteur évoque beaucoup de personnages intéressants comme LaVey, gourou de la secte "The Church of Satan" dans laquelle Jayne Mansfield était apparement impliquée. On regrette de voir très peu apparaitre ces personnages "en chair et en os" dans l'histoire, où l'auteur en parle sans toutefois les mettre en scène.
 
 En tous cas, le roman dans son ensemble est agréable à lire, d'autant plus que les détails qui m'ont déplu seront sûrementau goût d'autres lecteurs... Donc, à découvrir !
 
Coupie

Frisson

samedi 3 septembre 2011

Frisson
- Maggie Stiefvater -
Éditions Black Moon

  • Résumé :
    Grace, 17 ans, vit dans une petite ville du Minnesota, aux abords d'une forêt. A 11 ans, elle s'est faite attaquée par une horde de loups mais a survécu malgré les morsures, sauvée par un des loups de la bande. Les années ont passé, et un lien étrange s'est créé entre la jeune fille et ce loup, souvent présent autour de la maison, comme pour veiller sur elle. Lorsque Jack, un élève de son lycée, est retrouvé mort suite à une attaque identique à celle de Grace, la ville lance des chasseurs à travers la forêt. La plupart des loups parviennent à échapper aux balles, mais pas celui de Grace. Grace trouve alors devant chez elle un jeune homme blessé au regard étrangement familier... 
  • Critique :
Une couverture sombre, un résumé mystérieux. De ce point de vue, Frisson a tout pour plaire aux amateurs de Bit Lit. Je ne connais que très peu ce genre littéraire, mais comme Tom (ergail) l'a proposé en livre voyageur, je n'ai pas hésité à faie partie de l'aventure.
 
 Le premier plaisir en ouvrant le livre a été la lecture de tous les petits mots adressés par les sept lecteurs ayant tenu cet l'exemplaire avant moi, à l'auteur à qui le livre va être renvoyé... et la jolie carte postale de Freelfe, qui m'a envoyé le livre ! Je n'ai pas tardé à ajouter ma trace sur ce livre, après l'avoirlu à mon tour...
 
Grace est une jeune fille ordinaire, à part le fait qu'ele a subi une attaque de loups, des années auparavant. Un membre de la meute l'a sauvée et depuis, le mystérieux animal revient la voir par de froides soirées d'hiver...
 
On découvre dès les premiers chapitres la vraie nature des loups peuplant cette région. L'auteur ne cherche pas à cacher l'existence de ces garous, et peut être que ça rajoute une touche d'originalité à l'histoire. En effet, à quoi aurait servi de cacher ça au lecteur puisqu'il devine tout de lui même dès les premières pages ?
 
On devine aussi sans tarder la future histoire d'amour entre Grace et son loup Sam, qui ne tarde pas à survenir. Pas assez à mon goût, d'ailleurs : tout va peut êtreun peu trop vite !
 
J'ai apprécié la forme du récit, raconté parfois du point de vue de Grace, parfois de celui de Sam. Elle montre bien les sentiments des personnages, les rend plus humains et les place sur un même pied d'égalité.
 
Ce livre est de ceux qui "se lisent bien", l'écriture est agréable et fluide, les chansons de Sam et les références à Rilke (que Frisson m'a donné envie de découvrir ! ) ajoutent au livre un soupçon de poésie....
 
Mais son univers ne diffère pas beaucoup de celui des autres livres de Bit Lit et semble emprunté au Twilight de Stéphanie Meyer. Peut être est-ce moi qui est réticente à la Bit Lit ?
 
En tous cas, merci beaucoup à Tom, Missdeath, Bisawa, Chouquette, Michiko, Freelfe, Lolodi et lOutre pour cette grande chaîne, ainsi qu'à Lecture-académy pour ce concours !
Coupie

Les cendres froides

lundi 11 juillet 2011

Les cendres froides
- Valentin Musso -
Éditions des Nouveaux Auteurs
  • Résumé :
    1999. À la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène,  mais ils sont loin de se douter que cette retraité est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l’entreprise eugéniste nazie.
  • Critique :
Quand on dit "Musso", beaucoup pensent tout de suite à Guillaume Musso, auteur de romans sentimentaux, en ignorant qu'il existe un autre Musso, dont les récits sont relativement différents... C'est avec Les cendres froides que j'ai découvert cet autre écrivain.

Ce roman abrite en fait deux histoires bien distinctes : celle de l'enquête sur le meurtre d'une vieille dame, et celle d'un homme dont le cours de la vie va être bouleversé par la découverte d'un film montrant son grand père aux côtés d'un SS, pendant la seconde guerre mondiale. Les recherches d'Aurélien vont le mener aux "lebensborn", maternités nazies pratiquant l'eugénisme.

Je le précise dans ma chronique car cela figure dans le résumé et je ne vous apprends rien, mais je ne vous cache pas que j'aurai aimé le lire sans savoir de quoi il retournait. Je trouve que la quatrième de couverture en dévoile trop. Mais ça ne m'a pas gêné dans que ça dans la découverte de ce superbe roman.

J'ai été séduite par le fait que dans ce livre, des événements passés appartenant à l'Histoire, aient encore de lourdes conséquences sur le présent. C'est sûrement ce qui m'a amené à lire ce roman. Car les deux récits présents dans ce livre se rejoignent bien en une seule et même fin...

On pourrait même dénombrer une troisième histoire : celle de Rachel, jeune fille juive vivant dans le Pair occupé. Aux premiers abords, peu de rapport avec les "lebensborn". Et pourtant...

L'auteur promène son lecture, entre retours en arrière et changements de point de vue.

Mais plus qu'un thriller historique, ce roman relate aussi la vie de famille d'Aurélien qui garde peu de relations avec sa soeur Anna. Ce sont tous deux des personnages complexes : le jeune homme est un peu en dehors du reste de sa famille. "Tu n'as jamais rien vu, Aurélien. Adolescent, tu vivais déjà dans ta bulle," s'emporte un jour Anna.

La fin du roman est très surprenante. J'ai eu beau établir conjecture sur conjecture concernant l'issue de l'histoire, j'aurai été incapable de deviner ce qui allait se passer. Et aux derniers chapitres, je m'accrochais au livre, à la fois impatiente de connaître la fin et désireuse que le livre soit plus long pour faire durer le plaisir...

L'écriture de Valentin Musso est très agréable à lire mais loin d'être simple ou dénuée de style. Et j'ai eu du mal à me détacher de cet univers... La ronde des innocents, que je n'avais pas encore lu malgré son succès, m'attend déjà ! Je remercie le Sanctuaire de la lecture des A&M et les éditions des Nouveaux Auteurs pour ce partenariat. Cela fait le deuxième roman que je lit de cette maison d'édition et je n'ai pas été déçue !

Coupie

lundi 20 juin 2011

- Lydie Baizot




Quatrième de Couvertures :

Londres. Sa Tamise, son célèbre pont, son brouillard, sa banlieue... et ses vampires. Chef charismatique, mousquetaire, danger public ou simple quidam, chacun laisse une empreinte différente dans la Maison qu'il sert. Cette non-vie, trop souvent imposée, plus ou moins bien acceptée, se heurte à la réalité des vivants qui viennent chambouler des existences dont ils ignorent tout. Face à cette problématique, les vampires improvisent, s'adaptent, luttent pour demeurer dans l'ombre ou, au contraire, satisfaire de nouveaux appétits.
Partez à la découverte de ces individus hors du commun au travers de huit nouvelles où les lecteurs de La Maison de Londres retrouveront des personnages familiers
Ce recueil contient dix illustrations internes dessinées par l'auteur.

Mon avis :

J'ai eu la chance de lire l'exemplaire offert par l'auteur elle-même que je remercie vivement pour l'attention. Occasion que j'ai saisi dès que j'ai été mise au courant. Dans l'enveloppe, il y avait un petit mot écris de la main de l'auteur elle même, chose appréciable!
Dès la réception, je me suis empressée de l'ouvrir, d'autant que lire un recueil de nouvelles était une première pour moi. Une première réussie, car même si j'ai eu du mal à me replonger dans chaque histoire trop courte à mon goût, j'ai trouvé la plume de l'auteur vraiment efficace. J'ai même trouvé qu'il y avait matière un faire roman car on retrouvait régulièrement d'autre personnages d'autres nouvelles précédentes et qu'il y avait une certaine chronologie dans celle-ci. Ce qui m'a plu dans ces recueils, c'est le côté sobre des vampires et puis l'époque victorienne est vraiment un élément clé à ne pas négliger non plus. Dans les romans actuels on les présente toujours comme des êtres d'exceptions, un peu fantaisistes, doté d'un beauté à vous couper le souffle, pleins de charmes etc.Dans les différents recueils, je me suis heurtée à des personnage qui, de prime abord, sont quelconques. Elle nous fait donc la part belle à ce personnage en vogue qu'est le vampire et ce dans l'efficacité de la simplicité.
Ce recueil contient donc 8 nouvelles, toutes axées sur un personnage-vampire se déroulant durant l'époque victorienne qui m'est chère. Des 8 nouvelles, 3 m'ont vraiment tapée dans l'oeuil:
- Les Trois Mousquetaires,
- Le Clown,
- Premier fauteuil en partant de la droite.
Dans Les Trois Mousquetaires on se retrouve face à trois personnages complètement différents qui vont devoir composer ensemble. Chose qui n'est pas aisée au départ mais finalement leurs différences font leur force.
Le Clown est un homme qui voulant rester auprès de son épouse à fait en sorte de subir une transformation. On a donc un homme qui est prêt à tout pour son épouse et son cirque, même collaborer avec la police et devoir dévoiler une partie de ses particularités sans pour autant les dévoiler.
Alors la nouvelle "Premier fauteuil en partant de la droite" est humoristique dans le choix du titre! Dans la lecture de cette nouvelle, j'ai rencontré un vampire plus sombre, plus manipulateur, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Un intervention des trois mousquetaires s'imposera et la remarque d'un des trois mousquetaire fais donc office de titre. J'en dis pas plus!
L'écriture était fluide, les histoires bien menées et les fins assez surprenantes malgré qu'on s'attend un peu au dénouement de chacune des histoires.
Je remercie le forum pour nous avoir dégoté ce petit bijoux et je remercie également l'auteur pour avoir pris la peine de nous avoir envoyer un exemplaire. J'ai passé un bon moment lecture et je ne peux que le recommender!
J'envoie donc à mon tour ce livre à qui de droit avec le petit mot reçu par l'auteur elle-même.

Novae

- Elisabeth EBORY


Quatrième de Couverture :
Alwaïd, petite fille de bonne famille, désobéissante, crache du feu sur une plage et aperçoit au fond des flammes une vision fugace... Sous le regard implacable de sa mère, protégée comme un bibelot, Alwaïd grandira, s'échappant en rêve de sa prison bourgeoise.

Aphélie, étoile errante volée à la nuit, rencontre Vincent, le peintre. Séduit par le mystère de son silence, il l'invite à devenir son modèle. Elle posera pour lui, assaillie par ses souvenirs, tourmentée par les ténèbres qui la guettent.
Rien ne lie les deux jeunes femmes.
A priori.

Mon Avis :


C'est le fameux partenariat où j'ai reçu un marque page (que j'ai perdu, sniffouille) et une dessin avec un petit mot au dos. Pour les photos je vous conseille de jeter un oeuil par ICI.
Je remercie la maison d'édition Griffe d'Encre et le Forum pour ce partenariat sur lequel je me suis littéralement jetée. La couverture m'a plus qu'attirée, elle m'a carrément hypnotisée! (Subjectif et totalement futile, je vous l'accorde)
Donc après avoir terminé mon petit Musso, je me suis empressée de l'ouvrir et quel bonheur. Je m'explique. L'histoire commence à pas de velours, l'auteur nous présente deux jeunes femmes tout à fait singulières et ce chacune à leur manière.

Nous avons donc Aphélie à la peau dorée, au regard triste et sombre et qui d'apparence ne parle. A vrai dire pour une raison bien précise, elle se refuse de parler. Pourtant elle semble envoûtante, un jour elle se promène sur une plage et rencontre un artiste qui photographie la plage et qui lui demande sèchement, de loin, de dégager l'horizon. Par la suite il sera amenée à la rencontrer à nouveau et sous le charme de cette jeune femme, il lui propose de lui peindre le portrait et ce contre rémunération bien entendu! Ne prononçant aucun son ou mot, Vincent, l'artiste, est intrigué, sous le charme, et sous pression fera parler Aphélie.
Qu'est ce que sa voix a de si particulier ?
Durant la lecture du livre, je me suis demandée quel était le rapport avec l'autre jeune femme prénommée Alwaïd.
Alwaïd est une jeune femme vivant dans un cage dorée et sous les yeux de sa mère et de Charles. Charles étant l'homme avec qui son père a pactisé pour veiller sur Alwaïd. Car Alwaïd semble avoir hérité d'une partie des pouvoir sombre de son père qui ne vit pas avec sa famille pour des raisons apparentes de sécurité. Elle a la possibilité de voir les présages passés et futurs.
Mais quel est l'utilité de ce "pouvoir" ?
J'ai plongé dans l'histoire afin de savoir ce qui liait nos deux héroïnes et afin d'en connaître le dénouement. En passant d'Aphélie à Alwaïd, je me suis demandé ce qu'elles avaient en commun, l'histoire est menée à patte de velours, comme je le disais, et vraiment je m'attendais pas à un tel lien et à une chute pareille. J'ai été agréablement surprise. L'auteur nous écrit une novella fluide et on le lit sans encombre et avec plaisir en plus. Je recommande vivement ce petit livre à la couverture aussi envoûtante que la plume de l'auteur que je ne manquerai pas de relire!
J'espère également qu'il y aura une suite, qui sait?

Un tout grand merci à la maison d'Edition Griffe d'Encre (Merci Menolly) mais également au Forum!

L'appel de l'Ange

- Guillaume MUSSO



Quatrième de couverture :
New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d'embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprendsa route.

Madeline et Jonathan ne s'étaient jamais rencontrés, ils n'auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leursléphones porta bles. Lorsqu'ils s'aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilotres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l'autre. Une double indiscrétion et une révélation :leurs vies sont liées par un secret qu'ils pen saient enterré à jamais...


Mon avis :


J'ai vu que le livre était proposé sur Accros & Mordus. Je n'ai pu résister quitte à me charger un peu pour le mois en prenant plusieurs partenariats... Je me suis empressée de montrer ma joie en m'inscrivant rapidement pour le livre. D'ailleurs je remercie la maison d'éditions autant que le forum!
Je l'ai donc ouvert sourire aux lèvres de tenir un petit bijoux entre mes doigts. Dès les premières pages ça commence fort, comme toujours avec Musso. Guillaume nous sert à nouveau un roman bien écrit qui nous tient en haleine et ce dès la première page. J'ai beaucoup apprécié la manière dont était présenté les échanges de sms. J'ai tenu ce livre de la première en distillant mon plaisir.
On a deux personnages étant tous deux des écorchés vifs. Tous deux ont beaucoup souffert, chacun à sa manière.
L'auteur nous présente d'un côté, Jonathan Lempereur qui campe un ancien cuisinier de renommé internationale et fraîchement divorcé de Francesca avec qui il a eu un fils, Charly. Jonathan était éperdument amoureux de son épouse Francesca qu'il vénéra. Ces sentiments étaient réciproques. Cependant leur mariage a volé en éclat quand, selon toute vraisemblance, Francesca l'a trompé. Grâce au demi frère de Francesca, il a pu rouvrir une petite restauration qui ne paie pas de mine à Los Angeles. Donc au moment des vacances, Jonathan fait le trajet en avion jusque New York pour venir chercher son fils qui a une peur bleue de l'avion.
De l'autre côté, on a Madeline Greene qui est une jeune femme belle et épanouie, en apparence. Après quelques années de bons et loyaux services dans les police, elle a réalisé son rêve qui était de devenir fleuriste à Paris. Elle est partie en voyage avec son compagnon Raphaël qui a profité du voyage pour lui demander sa main. Demande en mariage qu'elle a accepté.
Tous deux se rencontrent à l'aéroport Kennedy en se bousculant en voulant absolument avoir une table. S'ensuit une conversation houleuse entre les deux personnages et un échange fortuit de téléphones portables.
Raphaël, le fiancé de Madeline la rejoint et elle s'en va pour son vol de Paris avec le téléphone de Jonathan.
Jonathan retournera à Los Angeles en possession du téléphone de Madeline.
Ils ne s'en rendront compte qu'une fois à destination.
Poussé par une curiosité impossible à contrôler, Jonathan se met à fouiller le téléphone de Madeline. Il fouille dans le tréfonds de son intimité. Pourquoi Madeline fait croire qu'elle veut un enfant et s'arrange pour justement ne pas en avoir? Qu'est ce que cache son téléphone qui semble être saturé au niveau de la mémoire?
Cette même curiosité a titillé Madeline qui se pose elle aussi des questions. Pourquoi la Chute d'un Empire? Pourquoi Francesca l'a-t-elle trompée étant donné qu'ils se vénéraient l'un et l'autre? Que s'est-il vraiment passé?
Chacun de leur côté, enquêtera sur l'autre et sera de plus en plus intrigué par les secrets de l'autre.
On suit donc les aventures de Madeline et de Jonathan qui seront amenés à se retrouver pour une autre affaire qui semblait non résolue. On plonge en plein dans ce thriller teinté d'amour. Un amour qui débute, un amour timide. Deux personnes se trouvent grâce au destin. Destin que la grand mère de Madeline appelle "l'Appel de l'Ange". Une fois le livre fermé, l'intrigue bouclée, on se demande ce qu'il en est de Charly, de l'ex beau frère et de Raphaël. L'auteur nous en parle pour placer le contexte des personnages, mais une fois le livre terminé, on se demande ce qu'il en est de Charly et de son oncle, et aussi de Raphaël. Je trouve un peu dommage d'avoir délaissé ces deux personnages. Car Jonathan avait l'ai tout de même inquiet de laisser son fils, je comprends pas qu'il n'ai pas téléphoné au moins une fois à celui-ci. Quant à Madeline on sait qu'elle n'est pas éperdument amoureuse de Raphaël, elle lui dit qu'elle rejoint son amie. Ce qui n'est pas le cas. Il appellera pour avoir de ses nouvelles mais elle ne décrochera pas. Après on ne sait pas trop ce qu'il advient de Raphaël.
Hormis ces personnages laissés sur le carreau, j'ai passé un très bon moment lecture. J'aime la plume de l'auteur, chacun de ses livres que j'ai lu m'a laissé un bon souvenir lecture. Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis une inconditionnelle de Musso, mais je le lis régulièrement. Je trouve ses romans efficaces même s'ils sont destinés à un large public.
Ce roman étant très accessible, je le conseille à tout le monde, l'écriture est fluide et accessible.
Je remercie encore la maison d'édition XO Editions et le forum pour m'avoir permise d'avoir rendu cette collaboration possible.
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